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L’Université de Montréal est actuellement engagée dans une profonde réflexion portant sur l’ensemble de son organisation académique. L’objectif poursuivi est d’assurer une plus grande synergie entre les unités académiques afin de consolider ses pôles d’excellence et permettre le développement d’une plus grande interdisciplinarité dans un contexte de recherche et d’enseignement marqué par une plus grande complexité des questions et des problématiques.

C’est sur ce fond de scène que la Faculté de théologie et de sciences des religions a été invitée par la direction de l’Université à examiner les pistes de collaboration avec la Faculté des arts et des sciences afin d’assurer un plus grand développement de l’enseignement et de la recherche en théologie et en sciences des religions.

Comme nous pouvons tous l’observer, la question religieuse est de plus en plus présente dans l’actualité. Elle s’impose comme l’un des éléments incontournables dans les relations internationales tant aux plans politique que culturel ou économique. Plus près de nous, la diversité culturelle et religieuse, la pluralité des croyances et des appartenances interpellent les pratiques professionnelles tant dans le monde de la santé que dans celui de l’éducation ou de l’intervention psycho-sociale. Ces diverses réalités appellent une collaboration plus grande entre les disciplines universitaires qui s’intéressent à l’étude du religieux de façon à mieux répondre aux défis de la recherche et aux besoins de formation.

Au cours des prochains mois, la Faculté de théologie et de sciences des religions et la Faculté des arts et des sciences mèneront donc une réflexion commune axée sur la mise en œuvre de cette collaboration et sur les meilleurs moyens d’en assurer l’efficacité et la pérennité. Nous vous invitons à suivre l’évolution de ce dossier sur le site Internet de la Faculté et à nous faire part de vos souhaits et suggestions quant au développement de la théologie et des sciences des religions à l’Université de Montréal.

Jean-Marc Charron
administrateur exerçant la fonction de doyen

Twitter

C’est décidé. À l’instigation d’Olivier Bauer, l’Assemblée de faculté a accepté avec enthousiasme le choix un mot-clic (« hashtag » pour les anglophones) pour marquer les évènements liés à notre Faculté.

Pour être bref tout en étant reconnu, pour refléter ce que nous faisons, nous avons retenu le mot-clic : #ReligionsUdeM. Les habitués des réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, etc.) disposeront donc d’un nouveau moyen de signaler ou de découvrir les activités facultatives.

Professeur-e-s, chargé-e-s de cours, étudiant-e-s, conférenciers/ères, ami-e-s de la Faculté, le mot-clic est à vous! Dès aujourd’hui, nous vous encourageons à l’ajouter à vos conversations sur les médias sociaux. Dès aujourd’hui, nous vous encourageons à le rechercher sur les médias sociaux.

Pour ma part, je vais essayer enfin d’utiliser mon abonnement à Twitter. Au lieu de recevoir des invitations répétées à m’en servir, je vais tenter de participer, au moins pour voir…

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

poupées russes

« À l’image des poupées russes qui s’imbriquent, il est possible de conjuguer un programme à un autre jusqu’à l’obtention du baccalauréat spécialisé en études religieuses. »

La citation qui précède est la première phrase du paragraphe intitulé Le cheminement académique, dans les informations sur les études de premier cycle à la Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR). Avec un peu de patience et en suivant ce cheminement, on arrive aux derniers mots du paragraphe qui sont : « baccalauréat en études religieuses, option théologie ou sciences des religions ».

Je vous concède qu’il manque peut-être un point ou deux sur les i et que tous les t n’ont pas reçu la barre qui convient, mais il me semble clair qu’en lisant cela on peut comprendre que la FTSR offre un baccalauréat spécialisée en études religieuses, option théologie ou sciences religions.

Mais comme le dit aussi la première citation, ce nouveau programme qui mène à un baccalauréat spécialisé option théologie se construit à la manière des poupées russes en assimilant progressivement les étapes qui le constituent. Ou, si vous voulez le dire plus simplement, il s’agit d’un baccalauréat par cumul. Mais il est le résultat d’un parcours où les choix de cours, l’accompagnement et les démarches d’intégration permettent de parvenir à un résultat qui satisfait les exigences d’un baccalauréat spécialisé.

Il a fallu l’expliquer quelques fois et à plusieurs personnes pour que ce modèle nouveau soit compris et accepté et nous ne disons peut-être pas suffisamment comment il faut comprendre les formules qui présentent le résultat de la démarche, sans reprendre les explications de toutes les étapes préalables.

J’espère qu’avec les mots qui précèdent, il ne fera plus de doute qu’il y a toujours de la théologie à la FTSR et que le programme de premier cycle peut mener à l’obtention d’un baccalauréat spécialisé en théologie.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences religions

Avec portfolio électronique

eportfolio

Le jour même où nous prenions connaissance en réunion de professeur-es de la FTSR de notre nouveau portfolio, le journal Forum consacrait un long article à la multiplication des portfolios dans toute l’Université de Montréal. C’est à la mode, mais c’est plus qu’une mode.

Pour la première fois cet automne, les étudiants de premier cycle seront invités à utiliser un portfolio électronique pour suivre leur formation intellectuelle et personnelle à la FTSR. Ils seront à même de voir leur cheminement concret, de se rappeler les difficultés et les découvertes importantes.

Outil confié à l’étudiant, le portfolio peut aussi servir dans les rencontres avec son tuteur pour regarder les progrès accomplis et décider des étapes à entreprendre.

Éventuellement, le portfolio pourra aussi servir pour se présenter auprès d’un employeur et lui montrer les compétences et les aptitudes développées.

La version utilisée cette année n’est pas la première à avoir été envisagée, mais c’est la plus simple et la plus facile d’utilisation pour le moment. On peut prévoir en effet que l’usage suggèrera des améliorations, qui ne devront toutefois pas annuler les acquis.

Un nouvel outil dont les étudiants et professeurs sauront apprendre à tirer le meilleur parti possible. Pour toujours s’améliorer, car on n’est jamais à l’abri des erreurs et des coquilles. Témoin : dans mon blogue précédent, j’ai parlé de mineure en sciences religieuses celle qui s’appelle vraiment mineure en études religieuses, ce qui inclut théologie et sciences des religions ou sciences religieuses, comme on dit ailleurs.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

poupées russes

Parce que la Faculté s’appelle de théologie et de sciences des religions, des personnes s’amusent à répéter qu’il ne s’y fait plus de théologie. Et pourtant…

La Faculté de théologie et de sciences des religions entame la deuxième année de la réforme de ses programmes de premier cycle. L’achèvement ultime de ce parcours est un baccalauréat spécialisé en théologie ou en sciences religions. Auparavant, l’étudiant-e s’est inscrit d’abord à une mineure en sciences religieuses, puis dans une majeure en théologie ou sciences des religions.

Facile à comprendre; c’est le principe des poupées russes. Et surtout un parcours qui offre chaque année suffisamment de cours pour satisfaire une préférence pour la théologie et/ou les sciences des religions.

En plus, comme ces programmes sont souples et ouverts, nous avons ajouté un cours d’encadrement, un accompagnement par des tuteurs et, cette année, l’utilisation d’un portfolio. Toutes des mesures qui visent à aider le choix des cours, à intégrer les formations proposées et à se constituer un cheminement à la fois personnalisé et structuré.

Oui, c’est une révolution en comparaison des programmes habituels, qui encadrent mur à mur, pour reprendre une formule courante de nos jours. Mais une révolution qui ne vise pas à tout détruire, mais plutôt à construire différemment. Au cœur de cette démarche, le désir ferme de former des étudiants non seulement informés, mais formés de façon à acquérir une autonomie dans leur formation.

Je reviendrai, dans les prochaines semaines, avec plus d’explications et des réponses à ceux et celles qui voudront bien me soumettre leurs questions.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

Mes premiers vrais souvenirs d’une campagne électorale remontent à l’époque de Maurice Duplessis. On était alors mis en garde contre les dangers de la « menace communiste » et des « œufs polonais ». Un exemple entre mille de la hauteur des arguments utilisés dans ce temps que je croyais révolu.

La présente campagne est toutefois en train de semer le doute dans mon esprit. Est-il possible de retourner en arrière, aussi loin et aussi rapidement, qu’on semble le faire actuellement? Difficile de vous proposer des exemples concrets sans être soupçonné de favoriser un parti ou l’autre. Je vous laisse donc construire votre liste personnelle des abus de langage et des vérités trafiquées. Malgré les efforts quotidiens de Radio-Canada pour évaluer les positions de nos candidats actuels, ces derniers, et ici le masculin inclut le féminin, continuent de répéter ce qu’il faudrait au moins nuancer, sinon définitivement ne plus affirmer comme vrai.

La surenchère verbale ne connaît plus de limites et tout le monde semble être porté par une prescription qui enlève toute inhibition. Plus personne n’entend la voix qui lui recommanderait au moins un peu de modération.

Pendant ce temps, des personnes, plus ou moins organisées, ne cessent d’attirer, sans succès, l’attention des politiciens à leurs problèmes. À quelques jours du vote, les stratégies se multiplient pour convaincre les électeurs de voter d’un côté ou l’autre, sans tenir compte ni de leurs attentes ni de leurs besoins. La peur et la tromperie sont devenues les maîtresses du discours et si quelqu’un renonce à les utiliser, on peut douter de son sens politique et de ses chances de succès.

Toujours dans la même campagne, tout le monde se drape d’honnêteté, de probité et de transparence. À croire que les mots ne veulent plus rien dire.

Je sais que des commentaires comme ceux qui précèdent se méritent souvent la réplique suivante : « On a les politiciens qu’on mérite. » Et ce n’est pas faux. On est de plus en plus passé à la politique spectacle et la très grande majorité attend de ce spectacle la même chose que des autres : un divertissement. Si en plus, il est possible de couronner un gagnant populaire, tout le monde est satisfait. Apparemment. Car je ne suis pas convaincu que les militants des différents partis qui offrent des heures de bénévolat se reconnaîtraient dans le rôle de saltimbanque. Je ne suis pas certain non plus que tous les candidats et candidates se contentent de s’offrir en spectacle. Mais il y a trop de personnes qui sont prises dans le jeu de la campagne. Il y a parfois des sages qui proposent de limiter le nombre de sondages durant une campagne. Pour éviter de trop influencer l’électorat. Faudrait-il aussi limiter le nombre d’heures vouées aux « informations » sur la campagne? Avec les réseaux d’information continue, rares sont les électeurs qui ont encore le goût de prendre le temps de réfléchir et de critiquer cette masse d’informations, à la limite bien indigeste.

Mais suis-je à mon tour en train de « déraper »? Peut-être que je me livre au même abus en parlant de pâquerettes : qu’est-ce que j’ai contre ces pauvres fleurs?

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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On trouve sur le campus de l’Université de Montréal les traces de liens étroits qui ont longtemps lié l’Université avec l’Église catholique-romaine. Dans le cadre du cours REL1220 – Introduction au christianisme, j’ai demandé aux étudiant-e-s d’en repérer quelques unes et de les photographier. Avec leurs images, nous avons créé une galerie virtuelle que je vous suggère de visiter sur le site de notre Faculté. Mais, je peux d’ores et déjà vous révéler en mots ce que vous verrez en images.

Les étudiant-e-s ont retrouvé la trace du christianisme dans la devise de l’Université de Montréal : « Fide splendet et scientia » (elle brille par la foi et la science); dans les noms de certains pavillons (sainte Marguerite d’Youville est la fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal, frère Marie-Victorin était un religieux botaniste et Lionel Groulx un chanoine historien); dans certains détails architecturaux : des croix (sur une tourelle du pavillon Roger-Gaudry et sur les façades nord des Facultés de musique et de la Faculté de l’aménagement), une grande dédicace à « Jésus et Marie, ma force et ma gloire » au-dessus du portail sud du pavillon Marie-Victorin; dans certaines œuvres d’arts comme cette statue de Jeanne d’Arc, près du pavillon Claire-McNicoll.

Toutes ces traces sont « mortes », en quelque sorte. Elles témoignent d’un passé, réel, mais aujourd’hui révolu. Il en va autrement d’autres images qui sont les signes d’une relation toujours actuelle au christianisme, les traces « vives » que représentent l’existence d’une Faculté de théologie et de sciences des religions, dans laquelle le christianisme forme encore le principal champ d’études; les Bibles que renferme la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines; ou, dans une relation plus lâche et plus complexe, le Centre étudiant Benoît-Lacroix, une communauté catholique d’étudiants et d’étudiantes universitaires affiliée à l’Université de Montréal.

Bien-sûr, il ne s’agit là que de traces. Mais elles prennent évidemment un sens particulier dans le contexte du débat autour de la laïcité et des valeurs québécoises. À coup sur, il existe d’autres traces sur le campus. Rien ne vous empêche d’ailleurs de photographier celles que vous avez repérées et de nous envoyer vos photographies. Nous les ajouterons à notre galerie virtuelle.

En attendant, vous pouvez regarder les images qui figurent sur le site de la Faculté de théologie et de sciences des religions. Et vous pouvez regarder mes propres photographies sur mon blogue « Une théologie du quotidien ». Bonne visite!

Olivier Bauer, professeur
Faculté de théologie et de sciences des religions