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Le 22 janvier dernier, la Commission des études de l’Université de Montréal a accepté le projet de réforme des programmes de 1er cycle présentée par la Faculté de théologie et de sciences des religions.

Cette réforme majeure et profonde propose une démarche souple et progressive,  adaptée aux besoins de formation des hommes et des femmes qui veulent œuvrer au sein de la société dans le domaine du religieux. Pour permettre à des étudiants et étudiantes d’obtenir un diplôme de premier cycle en études religieuses (option théologie ou sciences des religions), pour offrir des possibilités de préalable à l’entrée dans des programmes d’études supérieures à la Faculté pour qui n’a pas une formation de base suffisante, et pour répondre à la demande de cours de service à offrir aux étudiants et étudiantes de départements et facultés de l’UdeM qui seront confrontés à diverses réalités religieuses dans leurs pratiques professionnelles, la FTSR a revu et bonifié sa banque de cours, qu’elle  rendra accessible dans quatre programmes. D’abord une mineure en études religieuses, puis deux majeures soit en théologie, soit en sciences des religions. Enfin, l’étudiant ou l’étudiante qui le souhaitera pourra compléter sa formation en obtenant un baccalauréat en études religieuses, orientation théologie ou sciences des religions.

Chaque étudiant sera encadré par l’un des quatre cheminements – ou parcours-type – élaborés en fonction des objectifs de formation : formation générale (1) en sciences des religions ou (2) en théologie, formation (3) à l’animation pastorale ou (4) à l’intervention en contexte de pluralisme religieux.

Ces nouveaux programmes seront disponibles à compter de septembre 2013 et la FTSR se réjouit de pouvoir ainsi offrir une formation de qualité en théologie et en sciences des religions qui saura répondre aux nouveaux défis de formation que réclament nos sociétés plurielles et diversifiées. Pour en savoir plus, allez à http://www.ftsr.umontreal.ca/etudes/index.html

Enfin, les personnes déjà inscrites actuellement à un programme de la FTSR ne sont pas laissées pour compte. Deux possibilités s’offrent à elles : compléter leur programme actuel, mais à partir de la nouvelle banque de cours – ce qui demandera des substitutions de cours. Ou mieux encore, passer de leur programme actuel à l’un des nouveaux programmes, en y transférant l’ensemble des cours déjà faits. Cela simplifiera beaucoup leur cheminement académique par la suite.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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Après mon blogue de la semaine dernière sur la fermeture éminente de Présence magazine, il y aura peut-être des personnes qui commenceront à se demander aussi qu’est-ce qui arrive à l’enseignement de la théologie au Québec. Est-ce que les difficultés des publications religieuses sont le reflet de problèmes plus vastes qui rejoindraient les facultés de théologie?

Avant de passer au vif du sujet, je propose une remarque sur les nouveaux noms de ces facultés. Autrefois nommées facultés de théologie, elles sont devenues depuis quelques années de théologie et de sciences des religions, ou de sciences religieuses. Ce premier virage ne signifie pas un abandon de la théologie, mais la prise en compte de la nouvelle situation religieuse où la diversité exige de pratiques adaptées en enseignement et en recherche. À l’origine des appellations transformées, il n’y avait donc pas un projet de mettre la théologie en veille. Qu’en est-il maintenant.

Je vais répondre à partir de la situation que je connais le mieux, celle de la Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) de l’Université de Montréal. Nous avons effectivement connu des diminutions des inscriptions à nos programmes de premier cycle depuis quelques années. Les raisons de ce fait sont multiples et débordent l’espace alloué ici aux explications. Mais les inscriptions n’ont pas fléchi aux cycles supérieurs, où elles seraient plutôt à la hausse, et les inscriptions aux cours, tous cycles confondus sont actuellement à la hausse. Le phénomène est le suivant. Moins de personnes dans les programmes, mais plus dans les cours de la part d’étudiants de l’Université inscrits dans d’autres départements ou facultés. Mais une constante des inscriptions aux cycles supérieurs.

Il y aurait beaucoup de conséquences à explorer de ces constatations. J’en dégage une. Le nombre des diplômés aux cycles supérieurs montre que la formation de qualité en théologie n’est pas arrêtée. Nos diplômés récents au Ph.D sont encore majoritairement en théologie, même si le nombre en sciences des religions est en hausse.

Pour l’avenir, on peut anticiper un équilibre entre théologie et sciences des religions, même si cela ne signifie pas exactement le même nombre à chaque année. Car notre recrutement d’étudiants au doctorat déborde largement les frontières du Québec et on ne doit pas prédire uniquement à partir de la situation religieuse québécoise.

Bilan global. Nous sommes dans un processus de transition qui assurera la continuité de la faculté plutôt que de l’acculer au phénomène de la peau de chagrin.

Voir le Mot du doyen sur l’avenir de la Faculté

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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