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Posts Tagged ‘sciences des religions’

L’Université de Montréal est actuellement engagée dans une profonde réflexion portant sur l’ensemble de son organisation académique. L’objectif poursuivi est d’assurer une plus grande synergie entre les unités académiques afin de consolider ses pôles d’excellence et permettre le développement d’une plus grande interdisciplinarité dans un contexte de recherche et d’enseignement marqué par une plus grande complexité des questions et des problématiques.

C’est sur ce fond de scène que la Faculté de théologie et de sciences des religions a été invitée par la direction de l’Université à examiner les pistes de collaboration avec la Faculté des arts et des sciences afin d’assurer un plus grand développement de l’enseignement et de la recherche en théologie et en sciences des religions.

Comme nous pouvons tous l’observer, la question religieuse est de plus en plus présente dans l’actualité. Elle s’impose comme l’un des éléments incontournables dans les relations internationales tant aux plans politique que culturel ou économique. Plus près de nous, la diversité culturelle et religieuse, la pluralité des croyances et des appartenances interpellent les pratiques professionnelles tant dans le monde de la santé que dans celui de l’éducation ou de l’intervention psycho-sociale. Ces diverses réalités appellent une collaboration plus grande entre les disciplines universitaires qui s’intéressent à l’étude du religieux de façon à mieux répondre aux défis de la recherche et aux besoins de formation.

Au cours des prochains mois, la Faculté de théologie et de sciences des religions et la Faculté des arts et des sciences mèneront donc une réflexion commune axée sur la mise en œuvre de cette collaboration et sur les meilleurs moyens d’en assurer l’efficacité et la pérennité. Nous vous invitons à suivre l’évolution de ce dossier sur le site Internet de la Faculté et à nous faire part de vos souhaits et suggestions quant au développement de la théologie et des sciences des religions à l’Université de Montréal.

Jean-Marc Charron
administrateur exerçant la fonction de doyen

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poupées russes

« À l’image des poupées russes qui s’imbriquent, il est possible de conjuguer un programme à un autre jusqu’à l’obtention du baccalauréat spécialisé en études religieuses. »

La citation qui précède est la première phrase du paragraphe intitulé Le cheminement académique, dans les informations sur les études de premier cycle à la Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR). Avec un peu de patience et en suivant ce cheminement, on arrive aux derniers mots du paragraphe qui sont : « baccalauréat en études religieuses, option théologie ou sciences des religions ».

Je vous concède qu’il manque peut-être un point ou deux sur les i et que tous les t n’ont pas reçu la barre qui convient, mais il me semble clair qu’en lisant cela on peut comprendre que la FTSR offre un baccalauréat spécialisée en études religieuses, option théologie ou sciences religions.

Mais comme le dit aussi la première citation, ce nouveau programme qui mène à un baccalauréat spécialisé option théologie se construit à la manière des poupées russes en assimilant progressivement les étapes qui le constituent. Ou, si vous voulez le dire plus simplement, il s’agit d’un baccalauréat par cumul. Mais il est le résultat d’un parcours où les choix de cours, l’accompagnement et les démarches d’intégration permettent de parvenir à un résultat qui satisfait les exigences d’un baccalauréat spécialisé.

Il a fallu l’expliquer quelques fois et à plusieurs personnes pour que ce modèle nouveau soit compris et accepté et nous ne disons peut-être pas suffisamment comment il faut comprendre les formules qui présentent le résultat de la démarche, sans reprendre les explications de toutes les étapes préalables.

J’espère qu’avec les mots qui précèdent, il ne fera plus de doute qu’il y a toujours de la théologie à la FTSR et que le programme de premier cycle peut mener à l’obtention d’un baccalauréat spécialisé en théologie.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences religions

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poupées russes

Parce que la Faculté s’appelle de théologie et de sciences des religions, des personnes s’amusent à répéter qu’il ne s’y fait plus de théologie. Et pourtant…

La Faculté de théologie et de sciences des religions entame la deuxième année de la réforme de ses programmes de premier cycle. L’achèvement ultime de ce parcours est un baccalauréat spécialisé en théologie ou en sciences religions. Auparavant, l’étudiant-e s’est inscrit d’abord à une mineure en sciences religieuses, puis dans une majeure en théologie ou sciences des religions.

Facile à comprendre; c’est le principe des poupées russes. Et surtout un parcours qui offre chaque année suffisamment de cours pour satisfaire une préférence pour la théologie et/ou les sciences des religions.

En plus, comme ces programmes sont souples et ouverts, nous avons ajouté un cours d’encadrement, un accompagnement par des tuteurs et, cette année, l’utilisation d’un portfolio. Toutes des mesures qui visent à aider le choix des cours, à intégrer les formations proposées et à se constituer un cheminement à la fois personnalisé et structuré.

Oui, c’est une révolution en comparaison des programmes habituels, qui encadrent mur à mur, pour reprendre une formule courante de nos jours. Mais une révolution qui ne vise pas à tout détruire, mais plutôt à construire différemment. Au cœur de cette démarche, le désir ferme de former des étudiants non seulement informés, mais formés de façon à acquérir une autonomie dans leur formation.

Je reviendrai, dans les prochaines semaines, avec plus d’explications et des réponses à ceux et celles qui voudront bien me soumettre leurs questions.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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Alpinistes

Vous connaissez la réponse de cet alpiniste à qui on demandait pourquoi il pratiquait ce sport si dangereux. « Parce que la montagne est là. » Il y a aussi des étudiants en théologie et en sciences des religions, comme en philosophie d’ailleurs, qui s’attaquent à ces disciplines, parfois austères et souvent difficiles, parce que les questions sont là. Mais cela ne suffit pas à assurer le pain quotidien. Alors pourquoi faire de la théologie ou des sciences des religions?

Autrefois, les chemins étaient bien tracés devant les étudiants d’une faculté comme la nôtre. Les besoins en services du religieux, pasteurs, professeurs, intervenants, catéchètes, animateurs et j’en passe, étaient connus et offraient des emplois recherchés. Beaucoup de ces emplois sont disparus, même si les besoins persistent et c’est un des défis de nos étudiants : trouver un moyen d’intervention pour répondre aux besoins tels qu’ils s’imposent aujourd’hui.

Mais il y a plus que ces domaines clairement identifiés comme religieux. Un étudiant en théologie ou en sciences des religions est quelqu’un qui a choisi une formation qui devrait le rendre expert en humanité, comme le disait jadis Paul VI devant l’assemblée de l’ONU. Le religieux représente en effet une des préoccupations les plus anciennes et les plus constantes de l’histoire de l’humanité. Bien plus, ces préoccupations ont évolué à mesure que l’humanité se développait et les spécialistes en religieux sont en quelque sorte des spécialistes des progrès de l’humanité dans son développement. Bien sûr, pour travailler à ce développement aujourd’hui il faut consentir à transformer les connaissances acquises durant la formation et à faire preuve de créativité face aux tâches qui nous attendent.

Nous restons préoccupés à la Faculté d’identifier des lieux éventuels de travail, mais nous sommes convaincus que les étudiants, s’ils sont créatifs, sont les meilleurs pour mener cette tâche à bien.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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Tout au long des discussions menées à la Faculté de théologie et de sciences des religions au sujet des nouveaux programmes dont je vous parlais dans mon texte précédent, une objection revenait tout le temps : « Des programmes souples et simples sont-ils encore des vrais programmes? Est-ce que les étudiants vont se sentir suffisamment guidés et accompagnés sans les contraintes des anciens programmes? »

Il est bien utile, en effet, sinon nécessaire, qu’un programme propose des balises pour aider l’étudiant à atteindre ses objectifs. Nous avons donc réfléchi à la question et nous sommes arrivés à la solution suivante : offrir des parcours qui permettent à un étudiant de choisir ses cours en fonction de l’objectif qui l’a amené à la Faculté. À l’intérieur des deux grandes orientations, théologie ou sciences des religions, il y a donc des parcours plus scientifiques ou pratiques, en liens avec des orientations professionnelles ou autres. Quatre parcours en tout, qui aident dans le choix des cours et qui tracent une ligne directrice pour guider l’étudiant tout au long de son programme. Le guide des études de premier cycle les présente clairement et pédagogiquement.

Est-ce suffisant ou faut-il encore prévoir d’autres mesures? J’y reviens bientôt en parlant des mesures d’intégration.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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Le 22 janvier dernier, la Commission des études de l’Université de Montréal a accepté le projet de réforme des programmes de 1er cycle présentée par la Faculté de théologie et de sciences des religions.

Cette réforme majeure et profonde propose une démarche souple et progressive,  adaptée aux besoins de formation des hommes et des femmes qui veulent œuvrer au sein de la société dans le domaine du religieux. Pour permettre à des étudiants et étudiantes d’obtenir un diplôme de premier cycle en études religieuses (option théologie ou sciences des religions), pour offrir des possibilités de préalable à l’entrée dans des programmes d’études supérieures à la Faculté pour qui n’a pas une formation de base suffisante, et pour répondre à la demande de cours de service à offrir aux étudiants et étudiantes de départements et facultés de l’UdeM qui seront confrontés à diverses réalités religieuses dans leurs pratiques professionnelles, la FTSR a revu et bonifié sa banque de cours, qu’elle  rendra accessible dans quatre programmes. D’abord une mineure en études religieuses, puis deux majeures soit en théologie, soit en sciences des religions. Enfin, l’étudiant ou l’étudiante qui le souhaitera pourra compléter sa formation en obtenant un baccalauréat en études religieuses, orientation théologie ou sciences des religions.

Chaque étudiant sera encadré par l’un des quatre cheminements – ou parcours-type – élaborés en fonction des objectifs de formation : formation générale (1) en sciences des religions ou (2) en théologie, formation (3) à l’animation pastorale ou (4) à l’intervention en contexte de pluralisme religieux.

Ces nouveaux programmes seront disponibles à compter de septembre 2013 et la FTSR se réjouit de pouvoir ainsi offrir une formation de qualité en théologie et en sciences des religions qui saura répondre aux nouveaux défis de formation que réclament nos sociétés plurielles et diversifiées. Pour en savoir plus, allez à http://www.ftsr.umontreal.ca/etudes/index.html

Enfin, les personnes déjà inscrites actuellement à un programme de la FTSR ne sont pas laissées pour compte. Deux possibilités s’offrent à elles : compléter leur programme actuel, mais à partir de la nouvelle banque de cours – ce qui demandera des substitutions de cours. Ou mieux encore, passer de leur programme actuel à l’un des nouveaux programmes, en y transférant l’ensemble des cours déjà faits. Cela simplifiera beaucoup leur cheminement académique par la suite.

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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Après mon blogue de la semaine dernière sur la fermeture éminente de Présence magazine, il y aura peut-être des personnes qui commenceront à se demander aussi qu’est-ce qui arrive à l’enseignement de la théologie au Québec. Est-ce que les difficultés des publications religieuses sont le reflet de problèmes plus vastes qui rejoindraient les facultés de théologie?

Avant de passer au vif du sujet, je propose une remarque sur les nouveaux noms de ces facultés. Autrefois nommées facultés de théologie, elles sont devenues depuis quelques années de théologie et de sciences des religions, ou de sciences religieuses. Ce premier virage ne signifie pas un abandon de la théologie, mais la prise en compte de la nouvelle situation religieuse où la diversité exige de pratiques adaptées en enseignement et en recherche. À l’origine des appellations transformées, il n’y avait donc pas un projet de mettre la théologie en veille. Qu’en est-il maintenant.

Je vais répondre à partir de la situation que je connais le mieux, celle de la Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) de l’Université de Montréal. Nous avons effectivement connu des diminutions des inscriptions à nos programmes de premier cycle depuis quelques années. Les raisons de ce fait sont multiples et débordent l’espace alloué ici aux explications. Mais les inscriptions n’ont pas fléchi aux cycles supérieurs, où elles seraient plutôt à la hausse, et les inscriptions aux cours, tous cycles confondus sont actuellement à la hausse. Le phénomène est le suivant. Moins de personnes dans les programmes, mais plus dans les cours de la part d’étudiants de l’Université inscrits dans d’autres départements ou facultés. Mais une constante des inscriptions aux cycles supérieurs.

Il y aurait beaucoup de conséquences à explorer de ces constatations. J’en dégage une. Le nombre des diplômés aux cycles supérieurs montre que la formation de qualité en théologie n’est pas arrêtée. Nos diplômés récents au Ph.D sont encore majoritairement en théologie, même si le nombre en sciences des religions est en hausse.

Pour l’avenir, on peut anticiper un équilibre entre théologie et sciences des religions, même si cela ne signifie pas exactement le même nombre à chaque année. Car notre recrutement d’étudiants au doctorat déborde largement les frontières du Québec et on ne doit pas prédire uniquement à partir de la situation religieuse québécoise.

Bilan global. Nous sommes dans un processus de transition qui assurera la continuité de la faculté plutôt que de l’acculer au phénomène de la peau de chagrin.

Voir le Mot du doyen sur l’avenir de la Faculté

Jean-Claude Breton, doyen
Faculté de théologie et de sciences des religions

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